Rencontre avec M A. Bodivit, résistant

Les élèves n’oublieront jamais...

 

La vingtaine d’élèves préparant le Concours de la Résistance et de la Déportation ont écouté, échangé, mardi dernier, pendant plus d’une heure avec Alain Bodivit, ancien résistant de Pleuven.

Devant quelques photos projetées, ce témoin des années noires de l’occupation allemande (1940-45) dans notre Sud Finistère, a expliqué aux jeunes son engagement dans la résistance. Monsieur Bodivit, 93 ans, s’est montré fort pédagogue avec ces collégiens de 3e, structurant ses propos, gardant toujours de vue le sujet du concours de cette année : « s’engager pour libérer la France » !

Les interdictions pesantes, son rejet de la collaboration puis ses premiers contacts avec le réseau Turma Vengeance : « J’étais jeune et peut-être un peu inconscient de m’engager ainsi car si on était pris, c’était toute la famille qui était déportée.. . » murmure l’ex FFI.

« Renseigner les alliés, saboter les lignes téléphoniques, mais en aucun cas, tuer sans raison un soldat allemand. Nous savions le prix à payer : l’exécution d’otages ! » continue-t-il.

Des regards concentrés, des yeux pétillants, nos historiens en herbe n’ont rien perdu de cet exposé fort précieux. Les questions ont fusé. Forts de ce témoignage, les jeunes « passeurs de mémoire » ont quelques semaines pour terminer, en groupe, le dossier qu’ils présenteront au jury départemental.

« Et même si nous ne sommes pas retenus… nous n’oublierons jamais cet instant où un résistant nous a fait vivre, par  ses paroles, son engagement pour la liberté ! » a conclu Gurvan, élève en 303.

 

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